Des tests de reconnaissance faciale en cours pour la e-carte vitale

La e-carte vitale (carte vitale fonctionnant via une application mobile, disponible sur mobile et tablette) est une nouveauté qui s’inscrit dans le processus de dématérialisation des démarches et de digitalisation de la sphère médicale, entamés par le gouvernement. Elle permet aux utilisateurs de s’authentifier sur tous les services de santé en ligne, de façon simple, rapide et sécurisée, en utilisant leur smartphone.

Les premiers tests de l’application “apCV”

L’application mobile appelée « apCV » est expérimentée depuis le printemps 2019 dans 2 départements. Elle est téléchargeable sur mobile ou tablette, contient toutes les données d’une carte vitale et propose les mêmes fonctionnalités de remboursements de soins. D’autres fonctionnalités supplémentaires y sont intégrées : accès à son espace personnel sur Ameli.fr, accès au site officiel de l’assurance maladie, déclaration de médecin traitant.

C’est dans le Rhône et les Alpes-Maritimes qu’ont été effectuées les premières expérimentations depuis 2019. Les utilisateurs se servent de leur application à la place de leur carte vitale.

De nouveaux tests avec la reconnaissance faciale

Depuis l’été 2019, cette carte sur application mobile est testée dans deux départements. Initialement prévue pour se terminer en mai 2020, cette expérimentation devrait être reconduite dans 10 autres départements.

Mais ce n’est pas la seule nouveauté : l’application fera appel à la reconnaissance faciale. L’utilisateur se connectera à l’aide de son numéro de sécurité sociale et c’est un un selfie vidéo avec détection dynamique de preuve de vie (mouvements du visage) qui permettra ensuite de l’identifier, l’application vérifiant le visage avec une image enregistrée.

Ce système permettra de sécuriser l’usage de l’application, d’éviter toute usurpation d’identité et de rendre son utilisation plus simple et plus rapide.

Le nouveau système d’identification multibiométrie d’IDEMIA, MBIS, est un système de reconnaissance faciale et d’empreintes digitales qui peut identifier instantanément un suspect. Ce système pourra être utilisé dans des affaires criminelles, dans le cadre d’enquêtes policières ou de contrôles aux frontières.

Un nouveau système utilisé par INTERPOL et fourni par IDEMIA

Utilisé par INTERPOL et fourni par IDEMIA, ce nouveau système d’identification sera plus puissant : sa capacité d’identification sera plus forte, plus précise et les interfaces d’utilisations plus ergonomiques. Cette technologie est également optimisée pour faire des recherches et analyses en grande quantité ! On parle notamment d’un million de recherches par jour, combinant les recherches d’empreintes digitales, d’empreintes palmaires et de reconnaissance faciale. Il s’agit donc du système le plus performant pour la police scientifique.

Ces améliorations et progrès scientifiques promettent la démocratisation de l’usage de la biométrie dans d’autres secteurs par INTERPOL, par exemple pour les points de contrôle aux frontières. 

INTERPOL ET IDEMIA : une collaboration de longue date

Ce n’est pas la première fois qu’INTERPOL fait appel à IDEMIA pour ses systèmes d’identification : leur collaboration a débuté il y a plus de 20 ans, avec le premier système automatisé d’identification d’empreintes digitales. À l’origine, ce système a permis aux forces de polices membres d’INTERPOL de mieux collaborer entre elles grâce à une base de données communes d’empreintes digitales de suspects.

En 2016, INTERPOL avait également fait appel à IDEMIA pour un système de reconnaissance faciale, lequel avait permis d’identifier plus de 300 suspects en 2019.

La sécurité biométrique représente donc un des meilleurs atouts pour lutter contre la criminalité qui améliore elle aussi ses techniques d’années en année. La police a donc tout intérêt à s’équiper des technologies les plus innovantes.