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La compagnie aérienne nationale Air France était présente lors du Forum Future Travel Experience Global 2018 à Las Vegas mi-septembre.

A cette occasion, elle s’est vue remettre un Award de Bronze pour son projet de carte d’accès à bord biométrique. Ce projet à été mené en collaboration avec la société IDEMIA, leader mondial en technologies biométriqueset le concours de Paris Aéroport.

Ce projet a pour principe de prendre en photo le passager, lors de l’enregistrement devant les bornes du dépose bagage automatique, par le biais d’une caméra, et d’encoder les données biométriques de son visage dans le code barre de la carte d’accès à bord. Par la suite, le passager passe devant une seconde caméra, située au niveau du portique d’embarquement, et qui se charge de son authentification.

Cette solution permet donc un embarquement plus fluide (du fait qu’il ne faille plus présenter sa pièce d’identité), plus facile et plus sécurisé. Ce système est capable de reconnaître les passagers sans leurs lunettes mais également de conserver les données personnelles uniquement le temps de l’embarquement.

Air France précise qu’avec ce système, il n’y pas besoin d’enrôlement ou d’enregistrement au préalable, contrairement à certaines autres techniques développées par d’autres compagnies.

“Plusieurs vols tests ont été réalisés avec succès cet été, tout d’abord avec des collaborateurs d’Air France, de Paris Aéroport, de KLM et de l’IATA mais aussi sur 5 vols en partance pour Le Cap”, confie Air France.

Le déploiement de cette carte d’embarquement biométrique se fera dès cet automne à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle.

https://www.tourhebdo.com/actualites/technologie/bientot-en-france-la-carte-dembarquement-biometrique-508131.php

Les aéroports sont des lieux de fortes affluences où la sécurité et la fluidité des flux de voyageurs se doivent d’être optimal. Dans ce cadre et dans l’optique de faciliter les contrôles aux frontières, l’aéroport de Bangalore en Inde a déployé en Mars dernier pour les vols domestiques un tout nouveau processus d’embarquement à l’aide des technologies biométriques de Safran Identity & Security.

Cette mise en place fut possible d’une part, grâce au niveau de qualité qu’offre Safran en terme de biométrie, et d’autre part, au fait qu’ils travaillent déjà avec l’Inde sur le programme Aadhaar, qui compte plus d’un milliard de personnes recensées. D’ailleurs, le système installé dans l’aéroport va utiliser le numéro d’identification Aadhaar, propre à chaque individu, pour ainsi effectuer toutes les phases d’authentification biométrique de l’arrivée du passager jusqu’à son accès dans l’avion.

Pour procéder au contrôle biométrique, chaque point de contrôle est équipé d’un MorphoWave. Pour rappel, ce lecteur biométrique permet en moins d’une seconde de capturer quatre empreintes digitales à la volée et ainsi les comparer avec la base de données Aadhaar. Gros point fort de ce système, en plus de son côté hygiénique, est qu’il permet de fluidifier de manière considérable le passage des voyageurs dans un aéroport qui en comptait près de 22 Millions en 2016 (+20% en un an). De plus, il n’est plus nécessaire de montrer sa carte d’embarquement et papier d’identité.

Les voyageurs s’authentifient une première fois à l’entrée de l’aéroport grâce au MorphoWave car il faut savoir qu’en Inde, seules les personnes possédant un titre de transport peuvent accéder aux terminaux. Ensuite, pour se rendre à l’entrée de l’avion, ils devront passer par deux sas biométriques avant qu’une hôtesse, muni d’une tablette, vérifie leur carte d’embarquement.

L’aéroport de Bangalore fait désormais parti de ces aéroports modernes offrant une expérience nouvelle à ses voyageurs.

Et on peut se poser la question… Après des débuts plus que remarqués aux Etats-Unis, Apple vient de lancer en France son système de paiement sans contact, Apple Pay. Celui-ci allie technologie de communication sans fil NFC et technologie biométrique avec la capture d’empreintes digitales. De son côté, Samsung va faire appel également à la biométrie avec le scan de l’iris sur son prochain Smartphone. Ces exemples montrent que l’identification biométrique prend une place importante dans notre quotidien et que le consommateur/utilisateur s’est habitué à cette technologie sécurisée, rapide et simple d’utilisation mais malheureusement encore, en France notamment, l’Etat, et plus particulièrement la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) freine son usage. Qu’est ce qu’on attend ?

Il faut reconnaître que l’avènement des Smartphones a permis cette démocratisation et force est de constater que la biométrie est aujourd’hui présente dans toutes nos poches ! L’un des atouts majeurs des solutions biométriques est leur simplicité d’utilisation. Ainsi il a été remarqué que lorsqu’on facilite la vie des utilisateurs, bon nombre d’entre eux ne se préoccupe plus de l’usage qui pourrait être fait de leurs données personnelles. D’ailleurs, la récente étude réalisée par OpinonWay montre que 76% des Français sont favorables à la mise en place de systèmes intégrant les capteurs biométriques. Dans un contexte où la sécurité des individus est au premier plan à la vue des attaques terroristes qu’a connu la France ces derniers temps, cette enquête démontre que les français sont prêts à partager certains de leurs données à des fins de sécurité.

Effectivement, il ne faut pas l’oublier, le but premier des technologies biométriques est de renforcer le niveau de sécurité. L’objectif est donc plutôt positif et c’est ce qu’il faut mettre en avant pour une meilleure acceptation encore aux yeux de Français.

Qu’est ce que le programme Aadhaar ? Il s’agit d’un programme d’identité numérique lancé par le gouvernement Indien en 2009 basé sur la multibiométrie. Ce programme qui a vu le jour grâce à l’UIDAI (Unique Identification Authority of India) et la société Morpho (Safran), reconnue dans le monde entier pour son leadership dans le domaine des systèmes biométriques, permet à toutes les personnes recensées d’accéder aux soins, aux services bancaires etc.

De manière générale, chaque résident Indien se voit attribuer un numéro d’identification unique à douze chiffres auquel sont associées trois données biométriques, à savoir l’empreinte digitale, l’iris et le visage. Avec les données démographiques récoltées comme dans tout recensement (Nom, Adresse, Genre, Date de naissance), une comparaison peut également s’effectuer entre les données biométriques recensées et celles présentes dans la base de données pour ainsi éviter doublons ou fraudes. En ce qui concerne la capture des empreintes digitales, elle se fait à l’aide du capteur biométrique MorphoTop alors que l’enregistrement des iris est réalisé avec le Morpho IAD, qui est d’ailleurs à ce jour la solution de reconnaissance d’iris la plus rapide du marché.

Aujourd’hui, ce n’est pas moins d’un million d’enregistrements par jour qui ont été réalisés ! Un nombre à faire tourner la tête représentant tout simplement la plus grande performance de tous les temps pour l’enregistrement et l’authentification biométrique. Pour rester dans les statistiques, le programme Aadhaar, qui signifie « Fondation » en Hindi, a atteint depuis septembre 2010 un milliard d’identités digitales crées en Avril 2016 ce qui représente 17% de la population mondiale. D’ici 2017, ce chiffre devrait atteindre 1,2 milliard.

Le projet Aadhaar a permis à l’Etat Indien d’économiser un milliard de dollars d’après la Banque Mondiale, plus de 250 millions de comptes bancaires ont été créés et les plus pauvres ont désormais la possibilité d’accéder à la politique d’aide sociale du gouvernement. Ce programme est un véritable succès.

Avec l’arrivée des nouvelles technologies, le monde ne cesse d’évoluer que ce soit dans nos habitudes de consommation, nos façons de communiquer et même de nous identifier… Le revers de la médaille, si nous pouvons l’appeler ainsi, c’est qu’il existe de plus en plus de cyber attaques et il faut pouvoir s’en prémunir afin d’éviter que ne soient dérobées de précieuses informations personnelles. De ce fait, le leader sur le marché de la sécurité biométrique, Morpho (Safran), cherche à augmenter encore plus la fiabilité de ses systèmes d’authentification biométrique avec ce que l’on peut appeler « la reconnaissance du vivant » afin de contrer les fausses empreintes, fausses photos…

Grâce à son utilisation pratique et son niveau de sureté, même si elle n’est pas 100% infaillible, la biométrie reste à ce jour la meilleure méthode pour identifier un individu. En effet, comme en témoigne le marché de la téléphonie mobile,  l’ajout d’un capteur biométrique pour la reconnaissance d’empreinte digitale s’est totalement démocratisé et il en est de même pour la sécurisation des paiements ou encore pour le contrôle aux frontières. Dans l’optique de renforcer le niveau de sécurité, Morpho a intégré une nouvelle technologie à ses capteurs : la reconnaissance du vivant. Par exemple, en étant installée sur un Smartphone avec un capteur vidéo, elle rend l’authentification rapide et sécurisée tout en excluant la possibilité d’être “hacké” par l’utilisation d’une photo ou d’un faux doigt.

Concrètement, il faut dans un premier temps enregistrer la biométrie de son visage. Ensuite, lorsque que l’authentification est demandée, à l’aide d’un selfie, les algorithmes vont établir une comparaison et s’assurer que celui a été effectué en direct pour éviter toute tromperie par photo. Les mouvements de l’arrière plan vont être observés pour, par la suite, reconstituer le visage de l’utilisateur en 3D.
Une innovation de plus pour Morpho…