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PARAFE

Contrôle aux frontières : la sécurité avant tout

Dans un contexte compliqué avec les différents événements tragiques liés aux attaques terroristes qui ont touché notamment la France et la Belgique dernièrement, assurer la sécurité des citoyens tout en les rassurant devient aujourd’hui une priorité pour les chefs de files des pays. L’un des premiers lieux sensibles où le flux de personnes est important est bien évidemment les aéroports et plus particulièrement le contrôle aux frontières.

A l’heure actuelle, ce secteur dispose pour la plupart de technologies biométriques comme en témoigne la mise en place du système PARAFE de Morpho (Safran), leader sur le marché de la sécurité biométrique, à l’aéroport de Paris ou encore, toujours par le biais de Morpho, l’installation de systèmes sans contact grâce au premier lecteur utilisant la biométrie sans contact, le MorphoWave. On peut parler également de la solution « Iris At a Distance » présente sur certains sites aéroportuaires qui permet à la fois la capture d’iris et du visage en moins d’une seconde.

Par le passé, la capture des empreintes s’effectuait par le biais d’encre et d’une pression du doigt sur une feuille de papier, une technique intrusive et contraignante qui, par conséquent, n’était pas très populaire auprès du grand public. L’évolution des procédés a permis cependant d’améliorer l’image de la biométrie, les autorités se sont aperçues des avantages que l’on pouvait en tirer lors des contrôles aux frontières notamment grâce à une authentification quasi certaine des individus.

De ce fait, il faut les outils nécessaires pour aider les autorités et rassurer les voyageurs. L’objectif étant d’établir de manière certaine et rapide si un individu est autorisé ou non à franchir la frontière. A ce jour, seule la biométrie est efficace et la multi-biométrie obtient encore de meilleurs résultats avec notamment une combinaison visage (via la photo du passeport), empreinte digitale et iris. Il devient donc quasiment impossible de duper le système, même pour les meilleurs hackers du monde. De plus, ce contrôle apporterait à de nombreux partis de réels avantages : les gouvernements (assurer la sécurité du territoire), les autorités (contrôle des frontières), les opérateurs de transport et les voyageurs (rapidité d’exécution)…

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Morpho équipera le nouveau terminal de l’aéroport de Changi à Singapour

Morpho (Safran) est aujourd’hui la référence quand il s’agit de mettre en place un projet autour du contrôle d’accès biométrique. Des produits de haute de qualité, certifiés par le FBI et présents dans des lieux où les exigences en terme de sécurité sont très élevées, il n’est donc pas étonnant de constater la présence de Morpho lors des contrôles aux frontières dans de nombreux aéroports comme c’est le cas à Paris avec le système PARAFE, équipé notamment du MorphoSmart 301 (MSO 301).

Dernièrement, l’aéroport de Changi à Singapour a également décidé de faire confiance au numéro un mondial, Morpho, pour équiper son Terminal 4 avec la mise en place d’une technologie pour le contrôle d’identité portant sur la reconnaissance faciale, une première pour l’aéroport Singapourien.  Le Terminal 4 devrait voir le jour en 2017 et sera équipé de la solution intégrée MorphoPass ainsi que de SAS automatisés MorphoWay, qui, pour rappel, permet d’utiliser les toutes dernières technologies de reconnaissance biométrique, à savoir les empreintes digitales, l’iris et le visage. Ce terminal pourra traiter 16 millions de passagers à la fin des travaux. Le véritable avantage de ce système est de pouvoir fluidifier le trafic en réduisant le temps d’attente et en simplifiant le passage aux différentes points de contrôle des voyageurs tout en conservant une sécurité optimale.

A titre d’information, le déploiement des solutions MorphoPass et MorphoWay se font dans le cadre du programme Fast and Seamless Travel (FAST). Le choix de l’aéroport de Changi n’est pas anodin; il faut savoir que cet aéroport figure parmi les meilleurs du monde par rapport à sa qualité de services aux passagers. En 2014, ce n’est pas moins de 54 millions de passagers qui ont été accueillis ce qui en fait le 6ème aéroport mondial vis à vis de son volume de trafic international.

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La biométrie pour remplacer le passeport papier?

Pour voyager dans le monde entier, passer les frontières sans encombre, rien ne peut remplacer le passeport devenu quasiment obligatoire si l’on veut changer de pays. Le passeport est aujourd’hui biométrique mais dans le futur peut-être pourrait-on ne plus avoir besoin de ce support papier pour laisser place uniquement à la biométrie ? C’est ce que l’on peut penser au regard des futurs tests que vont réaliser l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

En effet, ces deux pays de la zone océanique ont le projet de mettre en place un passeport dématérialisé, dans le Cloud. Ainsi, les habitants des deux pays pourront se déplacer de l’un à l’autre sans la nécessité d’avoir un passeport physique car leur identité sera vérifiée grâce à la biométrie. Force est de constater qu’il est toujours embêtant d’avoir sur soi ce document, il ne faut pas l’oublier, il y a la crainte de le perdre ou de se le faire dérober, il faut souvent faire la queue aux postes-frontières des aéroports alors que l’identification biométrique permettrait de résoudre ces problèmes et d’accélérer le traitement des données d’identification.

En 2012, la société française Morpho, leader sur le marché de la sécurité biométrique et filiale du groupe Safran, a mis en place dans les aéroports de Paris et Marseille notamment des SAS appelés PARAFE (Passage Automatisé Rapide Aux Frontières Extérieures) permettant aux voyageurs de passer plus rapidement aux frontières en deux étapes : présenter son passeport biométrique à une borne à l’extérieur du SAS puis à l’intérieur en posant son doigt sur un capteur biométrique.

Dernièrement, le Silicon Angle rapporte que l’Australie et la Nouvelle Zélande vont procéder à des essais pour l’instauration d’un « passeport cloud » où l’identification biométrique suffirait et remplacerait le passeport traditionnel. Si les tests s’avèrent concluants, nous pourrons assister par la suite à une généralisation du procédé sur l’ensemble du globe si toutefois les Etats trouvent un terrain d’entente sur des protocoles communs.