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L’utilisation de la biométrie se démocratise de plus en plus vite comme en témoigne le succès des Smartphones tels que l’iPhone d’Apple ou le Galaxy de Samsung pour ne citer qu’eux. Par l’intermédiaire de ces outils de communications, le paiement biométrique mobile est lui aussi en pleine ascension, Apple Pay en est le meilleur exemple. Quoi qu’il en soit, la biométrie est l’avenir, et ce n’est pas étonnant de voir aujourd’hui MasterCard présenter sa dernière génération de carte bancaire biométrique.

En effet, cette nouvelle carte bancaire permet grâce à la reconnaissance de l’empreinte digitale d’identifier son porteur de manière certaine et sera prochainement testée en Europe. Concrètement, il vous suffit de poser votre doigt sur votre carte au moment du paiement, de la même manière que si vous posiez votre doigt sur le capteur d’un lecteur biométrique. Bien entendu, avant de pouvoir payer avec une telle carte, il faudra simplement s’enrôler avec deux empreintes au maximum directement auprès de sa banque pour que le gabarit biométrique soit numérisé et chiffré avant d’être par la suite stocké dans la carte bancaire. Côté pratique, les cartes seront compatibles avec tous les terminaux déjà en place et il ne sera alors plus indispensable de taper son code PIN pour valider son achat.

Avant la phase de test en Europe, il faut noter que des premières expérimentations ont eu lieu en Afrique du Sud en collaboration avec la banque Absa Bank et le distributeur Pick n Pay. Une période concluante qui a permis de mettre en avant que l’identification est pratique, sécurisée et améliore l’expérience d’achat du consommateur.

Enfin, en Mars dernier, MasterCard a acquis une société spécialisée dans les transactions mobiles en ligne, NuData Security, qui a développé une solution offrant la possibilité de déceler les fraudes en lien avec le paiement biométrique ce qui laisse penser que cette technologie sera présente dans les cartes bancaires.

Sécuriser et simplifier les moyens de paiement pour les utilisateurs, tels sont les objectifs annoncés par une majorité de compagnies spécialisées dans la sécurité. Parmi les plus sensibles du moment, celle des paiements avec une protection des données personnelles impérative et indispensable pour rassurer l’utilisateur / consommateur tout en simplifiant son quotidien.

Dans cette optique, le leader de la sécurité biométrique, Morpho (Safran) et Visa viennent d’annoncer une collaboration pour le développement de nouvelles méthodes de sécurisation des paiements, notamment grâce à la biométrie. Le but sera d’intégrer les technologies biométriques aux différents moyens de paiement comme les cartes bancaires, les distributeurs de billets ou encore les téléphones mobiles. Sur un marché sans cesse en évolution, la mise en place de solutions à fort niveau de sécurité est plus que nécessaire afin d’éviter tout risque de fraude, de vol d’identité et par conséquent de répondre aux attentes du marché et des consommateurs. A l’heure actuelle, Morpho a déjà finalisé plusieurs solutions concernant la sécurisation des transactions. Celles-ci sont exposées par les deux sociétés au Mobile World Congress de Barcelone jusqu’au 25 Février et également au siège de Visa à San Francisco.

Pour une solution de paiement de proximité, le MorphoWave fait parti des produits les plus à même à répondre à cette exigence. En effet, il s’agit du premier système biométrique sans contact au monde, disposant d’un capteur biométrique capable de capturer et d’identifier quatre empreintes digitales à la volée en moins d’une seconde.

A titre indicatif, le marché mondial des paiements mobiles devrait représenter 620 milliards de dollars fin 2016 (+37,8% par rapport à 2015). De plus, preuve en est de la croissance de l’utilisation de la biométrie, d’ici 2017, pas moins d’un milliard d’utilisateur aura accès aux services bancaires grâce aux technologies biométriques.

De nouvelles habitudes de consommation en matière de paiement

Dans un monde en évolution permanente où les mentalités changent au fur et à mesure, tant dans la façon d’acheter que de consommer, de nouvelles technologies voient le jour afin de suivre la tendance. Aujourd’hui, que souhaitent les consommateurs ? On tend vers une société où la combinaison entre rapidité, simplicité et sécurité constituerait l’alliance parfaite. Ce fait est d’autant plus vrai quand on observe l’évolution des moyens de paiements. Parmi eux, on retrouve la technologie en vogue: la biométrie et les capteurs biométriques.

Selon MasterCard, l’un des principaux acteurs du marché, 38% des paiements seraient digitaux d’ici 2020 et ça, les enseignes l’ont très bien compris. En effet, entre le paiement à l’aide d’applications, le paiement NFC, la pré-commande, le paiement biométrique avec l’empreinte digitale ou encore la reconnaissance faciale, beaucoup de projets autour du paiement sont à l’étude et de plus en plus mis en oeuvre.

Pour ce faire, il est nécessaire d’avoir des outils permettant la mise en place de ces nouveaux moyens de paiement. L’un d’entre eux est bien entendu le Smartphone avec comme principal exemple l’iPhone de chez Apple qui a totalement révolutionné le marché. Le véritable plus réside dans l’intégration d’un capteur biométrique (Touch ID) qui offre ainsi de multiples possibilités quant à son utilisation. Outre sa fonction principale de déverrouillage du téléphone, l’apport d’une telle technologie pourrait permettre de valider des achats en ligne…Des études et projets sont en cours notamment chez Amazon qui a obtenu un brevet pour utiliser l’oreille comme référence biométrique.

MasterCard croit en l’exploitation de l’empreinte digitale ou encore de la reconnaissance faciale pour effectuer un paiement. Preuve en est, les tests réalisés par la société pour créer un service de validation par reconnaissance faciale où le point de contrôle serait la distance entre les yeux et le nez.

Quoi qu’il en soit, le consommateur a intégré que le monde actuel est de plus en plus connecté et que le passage aux nouvelles technologies sera inévitable.

Aussi, il faut noter que la biométrie offre une réduction du temps d’attente pour les électeurs et enfin, on peut produire et fournir des statistiques fiables, en temps réel sur le taux de participation par exemple.