Le 30 Juin 2016, la CNIL, Commission Nationale de l’Informatique des Libertés, s’est accordé à revoir son dispositif d’encadrement concernant la mise en place de systèmes biométriques pour passer dorénavant à deux autorisations uniques contre quatre par le passé.
Dans un premier temps, il est important de rappeler ce qu’est la biométrie. Il s’agit de la mesure des caractéristiques morphologiques uniques propres à chaque individu, telles que les empreintes digitales, l’iris etc. Aujourd’hui, il faut constater que la biométrie est de plus en plus présente dans notre quotidien. On pense bien sûr aux capteurs biométriques sur nos Smartphones (Apple, Samsung…), sur nos ordinateurs (Windows 10 et l’application Hello), ou via des applications (Apple Pay et le paiement sans contact). La CNIL conçoit bien évidemment que l’identification biométrique est un moyen pratique, fiable et sécuriante mais tient tout de même à en maîtriser le déploiement.
Par le passé, la CNIL différenciait les biométries « à traces » comme l’empreinte digitale et les biométries « sans trace » comme la voix, le réseau veineux ou encore la reconnaissance faciale. Par conséquent, de par cette distinction, la CNIL avait adopté quatre autorisations uniques pour encadrer ces technologies biométriques : l’AU-027 (Contrôle d’accès par empreinte digitale via un ordinateur professionnel), l’AU-019 (Réseau veineux), l’AU-008 (Empreinte digitale sur le lieu de travail), l’AU-007 (Contour de la main). Pour résumé, les empreintes ne pouvaient être stockées que sur un support tel que des cartes Mifare ou Desfire. Seuls les lieux à forte exigence en terme de sécurité (ex: centrales nucléaires, chantiers dangereux…) pouvaient se voir accorder une autorisation spécifique pour un stockage des empreintes sur un serveur.
Cependant, dans un contexte où nous sommes sans cesse exposés à des caméras, où nos photos et données privées sont exposées publiquement (ex: Facebook), la CNIL admet que la frontière entre biométrie « à trace » et biométrie « sans trace » est désormais quasi nulle. De ce fait, la CNIL accorde plus de souplesse et met en place deux nouvelles autorisations uniques :
- AU-052 : Les personnes maîtrisent leur gabarit biométrique. Concrètement, l’empreinte doit être stocké sur une carte ou sur un autre support, ainsi en cas de perte ou de vol, seule la carte subtilisée est compromise et non pas toutes les empreintes de tous les salariés. Si la carte ne suffit pas, l’empreinte a le droit d’être conservé dans des serveurs de manière inexploitable sans l’intervention de la personne.
- AU-053 : Les personnes ne maîtrisent pas leur gabarit biométrique. Dans le cas où une entreprise souhaite centraliser toutes les empreintes dans une base de données. L’entreprise devra expliquer de manière écrite et détaillée pourquoi ils ont besoin d’une telle utilisation.
Par conséquent, et en témoignent ces nouvelles mesures, la biométrie arrive à grand pas dans nos vies personnelles et professionnelles. La position plus favorable de la CNIL s’inscrit également dans une démarche internationale, puisque la France est l’un des seuls pays où le recours à la biométrie est encore limité par cette institution. Mais, dans un contexte où diverses menaces pèsent sur notre population, nous n’avons d’autre choix que de nous prémunir au mieux, et la technologie biométrique semble être actuellement l’alternative idéale.
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La CNIL plus souple sur le contrôle d’accès biométrique
BiométrieLe 30 Juin 2016, la CNIL, Commission Nationale de l’Informatique des Libertés, s’est accordé à revoir son dispositif d’encadrement concernant la mise en place de systèmes biométriques pour passer dorénavant à deux autorisations uniques contre quatre par le passé.
Dans un premier temps, il est important de rappeler ce qu’est la biométrie. Il s’agit de la mesure des caractéristiques morphologiques uniques propres à chaque individu, telles que les empreintes digitales, l’iris etc. Aujourd’hui, il faut constater que la biométrie est de plus en plus présente dans notre quotidien. On pense bien sûr aux capteurs biométriques sur nos Smartphones (Apple, Samsung…), sur nos ordinateurs (Windows 10 et l’application Hello), ou via des applications (Apple Pay et le paiement sans contact). La CNIL conçoit bien évidemment que l’identification biométrique est un moyen pratique, fiable et sécuriante mais tient tout de même à en maîtriser le déploiement.
Par le passé, la CNIL différenciait les biométries « à traces » comme l’empreinte digitale et les biométries « sans trace » comme la voix, le réseau veineux ou encore la reconnaissance faciale. Par conséquent, de par cette distinction, la CNIL avait adopté quatre autorisations uniques pour encadrer ces technologies biométriques : l’AU-027 (Contrôle d’accès par empreinte digitale via un ordinateur professionnel), l’AU-019 (Réseau veineux), l’AU-008 (Empreinte digitale sur le lieu de travail), l’AU-007 (Contour de la main). Pour résumé, les empreintes ne pouvaient être stockées que sur un support tel que des cartes Mifare ou Desfire. Seuls les lieux à forte exigence en terme de sécurité (ex: centrales nucléaires, chantiers dangereux…) pouvaient se voir accorder une autorisation spécifique pour un stockage des empreintes sur un serveur.
Cependant, dans un contexte où nous sommes sans cesse exposés à des caméras, où nos photos et données privées sont exposées publiquement (ex: Facebook), la CNIL admet que la frontière entre biométrie « à trace » et biométrie « sans trace » est désormais quasi nulle. De ce fait, la CNIL accorde plus de souplesse et met en place deux nouvelles autorisations uniques :
Par conséquent, et en témoignent ces nouvelles mesures, la biométrie arrive à grand pas dans nos vies personnelles et professionnelles. La position plus favorable de la CNIL s’inscrit également dans une démarche internationale, puisque la France est l’un des seuls pays où le recours à la biométrie est encore limité par cette institution. Mais, dans un contexte où diverses menaces pèsent sur notre population, nous n’avons d’autre choix que de nous prémunir au mieux, et la technologie biométrique semble être actuellement l’alternative idéale.
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Qui pour sécuriser notre identité sur Smartphone?
BiométrieLe téléphone est devenu l’objet incontournable du XXIème siècle. Force est de constater que ce dernier n’est plus un simple appareil permettant d’appeler ou d’envoyer des messages mais qu’il est devenu un condensé de plusieurs outils de notre quotidien. Ainsi prendre des photos, filmer, se connecter à Internet, réaliser des achats en ligne sont devenues des tâches banales permises par ce nouveau compagnon. Par ailleurs, en témoignent les multiples applications de paiement en ligne, notre Smartphone s’apparente de plus en plus à un document d’identité.
Il nous permet en effet d’accéder à une multitude de services en ligne où il faut prouver notre identité. L’utilisation d’un identifiant et d’un mot de passe est l’un des moyens d’identification les plus rependus mais depuis quelques années, une nouvelle technologie semble s’imposer, il s’agit de la biométrie. Celle-ci se présente comme le moyen le plus sûr et le plus simple d’utilisation. Les mots de passe ont montré leurs limites, il est devenu trop facile de se les faire dérober… La biométrie semble être en tout point la meilleure alternative pour permettre d’identifier un individu de manière formelle.
Parfois, la nouveauté qui entraîne un changement de nos habitudes fait peur, et la biométrie n’a pas échappé à la règle, mais aujourd’hui cette technologie est rentrée dans les mœurs, elle fait parti de notre quotidien avec nos Smartphones et l’intégration de capteurs biométriques pour déverrouiller l’accès comme on peut le voir sur les iPhone ou les Samsung. On remarque sa présence également dans des lieux où le niveau de sécurité se doit d’être maximal, c’est notamment le cas des aéroports avec la mise en place de technologie biométrique sans contact, en pleine expansion, aux Emirats Arabes Unis avec le MorphoWave de chez Safran Identity & Security (Ex Idemia (ex.Safran Morpho)).
Pour en revenir aux Smartphones, c’est une autre technologie biométrique qui est en plein essor sur ce marché. Il s’agit de la reconnaissance faciale. La moitié de la population est équipée d’un smartphone avec appareil photo ce qui offre la possibilité d’accéder au « selfie-check ». Mais de quoi s’agit-il ? Simplement, un outil permettant de s’authentifier en réalisant un selfie, outil devenu populaire ces derniers mois, pour protéger son identité numérique.
Nous sommes tous amenés à stocker une quantité innombrable d’informations sur nos téléphones ou tablettes, beaucoup plus importantes qu’auparavant, et de ce fait il devient indispensable de renforcer la sécurité de nos transactions, et de protéger notre identité numérique. C’est là que la biométrie fait la différence…
L’université du Maryland met en place le lecteur biométrique Morphowave
BiométrieL’oubli, la perte, le vol de la carte du restau U d’un élève sont des événements qui arrivent de manière régulière dans les établissements scolaires. Pour remédier à ces problèmes, la technologie biométrique peut se présenter comme une belle alternative tant d’un point de vue sécurité que d’un point de vue confort/facilité d’utilisation. Ces arguments sont d’ailleurs certainement à l’origine du choix de l’Université du Maryland.
En effet, cette université a choisi d’installer dans son restaurant universitaire le nouveau système de contrôle d’accès biométrique de chez Safran Identity & Security (Morpho), le MorphoWave. Ce lecteur biométrique est capable de capturer et d’identifier quatre empreintes digitales d’un utilisateur en même temps, à la volée, en moins d’une seconde. Son installation est idéale dans les lieux à fort trafic car avec cette technique d’identification, plus besoin de s’arrêter. Outre cette performance, c’est une solution ultra hygiénique puisqu’il n’y a aucun contact entre les doigts et le capteur biométrique.
Les étudiants du Maryland ont pu s’enrôler au printemps et les nouveaux arrivants durant la période d’été avec quelques difficultés au début, relative au grand nombres d’étudiants, mais le processus est au final un véritable succès. La mise en place fut simple et rapide, avec un temps d’inscription inférieur à une minute par élève. Dorénavant, plus besoin d’utiliser leur carte de cantine pour accéder au réfectoire.
Au final, ce ne sont pas moins de neuf terminaux biométriques qui vont être installés. A l’heure actuelle, ce sont uniquement les étudiants qui vont régulièrement au self qui utiliseront ce système. Leurs cartes seront toujours utilisables pour les divers achats qu’ils peuvent être amenés à effectuer sur le campus universitaire.
Pour terminer, il est important de préciser que l’inscription se fait sur la base du volontariat, les étudiants ne sont pas du tout obligés de se conformer à l’utilisation de la biométrie, mais peuvent, s’ils préfèrent, conserver l’utilisation de leur carte.
Comment les grandes entreprises se protègent-elles contre le piratage ?
BiométrieLors des derniers mois, le service de partage de fichiers Dropbox s’est vu piraté par des hackers qui ont récupéré les mots de passe des utilisateurs inscrits sur la plateforme. Même si certains de ces mots de passe étaient cryptés, d’autres ne l’étaient pas et par conséquent ces pirates ont eut libre accès à la lecture et/ou à la divulgation de fichiers personnels… Comment remédier à ce problème de piratage ? Les technologies biométriques semblent aujourd’hui se dégager comme une véritable alternative.
D’après la récente enquête de l’opérateur Verizon, deux tiers des cyberattaques sont dues à l’exploitation d’un ID et d’un mot de passe trop facile à décrypter ou à dérober. Pour faire face à cette montée d’attaques informatiques et répondre au mieux aux besoins de sécurité, plusieurs technologies à base de biométrie voient le jour.
Par exemple, la startup suisse Biowatch a conçu un bracelet permettant à son possesseur de s’authentifier grâce à son réseau veineux, en plus de la mesure du pouls pour éviter toutes fraudes. Cette technologie est d’ailleurs actuellement testée par le Crédit Agricole. Il faut noter également que l’image de l’empreinte est stockée dans le bracelet et non dans une base de données externe susceptible d’être exploitée ou attaquée par des personnes malveillantes.
Aussi, l’un des géants du Web, Google, teste actuellement un système d’identification biométrique qui, en cas de retour positif, pourrait voir le jour fin 2016. D’ailleurs, un autre grand nom de l’informatique, Microsoft n’est pas en reste d’un point de vu technologie biométrique. En effet, la firme de Bill Gates a intégré dans le dernier Windows 10 un moyen de s’authentifier par reconnaissance faciale, de l’iris ou de l’empreinte digitale via Windows Hello. Profitant de cette nouvelle interface de reconnaissance, le leader mondial de la sécurité biométrique, Safran Identity & Security (Morpho), en a profité pour mettre au point le capteur MorphoSmart 1300 E3/V3 permettant d’effecteur un login biométrique (biologin) et ainsi de déverrouiller/verrouiller une session Windows grâce à l’empreinte digitale de l’utilisateur.
Le Smartphone à reconnaissance biométrique, bientôt le seul moyen d’identification!
BiométriePour payer ? une carte de crédit. Pour voyager ? un passeport ou une carte d’identité. Pour conduire ? un permis. Et si tous ces documents pouvaient être remplacés par un seul? celui que tout le monde ou presque possède sur lui, le Smartphone ? On est en droit de se poser cette question aux vues des évolutions majeures de notre société, notamment d’un point de vue des paiements en magasin, ou en ligne.
Centraliser tout ce mécanisme d’identification apparaît comme une évidence et permettrait d’éviter l’accumulation de documentations et le risque de perte associé. Cela est potentiellement réalisable grâce à la technologie de la biométrie présente aujourd’hui sur quasiment tous les Smartphones du marché, permettant ainsi une authentification de son utilisateur à l’aide la reconnaissance digitale pour la plupart. A l’heure actuelle, ce ne sont pas moins de 220 modèles de Smartphones qui en sont équipés. Ce nombre tend à augmenter et il est prévu qu’en 2018 la totalité des téléphones en serait équipée et qu’en 2020 les téléphones standards seront obsolètes.
La mise en place de capteurs biométriques sur les téléphones, tels que l’iPhone ou le Samsung Galaxy S, permet d’authentifier son utilisateur, de lutter contre les fraudes, de simplifier les paiements physiques et en ligne. Le système de paiement Apple Pay aux Etats-Unis a remporté un succès considérable. Cela explique que les américains, le Royaume-Uni et l’Australie s’intéressent actuellement aux permis de conduire numériques.
Dans le futur, la biométrie va devenir un standard pour tout ce qui concerne les paiements, l’utilisation de supports physiques telles que les cartes de débit ou de crédit sera moins pratique et donc moins acceptée par les acheteurs.