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Pourquoi la voiture connectée va t-elle devenir incontournable

Au fil des années, pour contrer l’augmentation du taux de mortalité sur les routes, des lois ont été mises en place. Renforcement des contrôles effectués, nouveaux radars…, mais malgré une baisse, ce taux reste toujours aussi important. Comment peut-on réduire encore plus le nombre d’accidents ? Pour Safran Identity & Security (Morpho), en partenariat avec Valeo, il faut s’attaquer à l’essence même du fléau : le véhicule.

Safran travaille justement sur ce que l’on appelle des véhicules connectés (Driver Monitoring), qui assurent au conducteur plus de sureté, plus de sécurité, et plus de confort grâce à des technologies embarquées parmi lesquelles on retrouve la biométrie. Il faut savoir qu’en 2018, il y aura 78 millions de voitures connectées produites, ce qui représente plus de la moitié de la production mondiale. Et en 2025, tous les véhicules seront connectés.

D’un point de vue sureté, il faut savoir que la voiture est équipée de plusieurs dispositifs de communication comme le Bluetooth, le GPRS, de plus d’une centaine de micro-processeurs et de près de 75 capteurs ce qui rend donc la voiture attractive pour les hackers, ce qui représente par conséquent un véritable danger pour les conducteurs. De ce fait, les compétences de Safran Identity & Security sont de réels atouts de par leurs technologies de très haute performance afin d’assurer l’authenticité de la chaîne logicielle utilisée dans le véhicule. Il faut d’ailleurs mettre en avant le fait que Safran équipe aujourd’hui des sites sensibles tels que ceux de l’aéronautique ou encore des grands groupes industriels tels que PSA qui a choisi de faire confiance au leader mondial de la sécurité.

Au niveau de la sécurité, le véhicule connecté a donc pour but de réduire le taux de mortalité sur les routes et pour arriver à ses fins, il faut combattre le fléau numéro 1 sur les routes d’Europe : la somnolence. Pour y contribuer, Safran s’appuie sur la biométrie sans contact et plus particulièrement sur la reconnaissance faciale avec le développement d’une solution permettant de mesurer le niveau d’attention du conducteur et ainsi de l’alerter en cas de problème. Le véhicule sera capable également de prévenir les secours grâce aux eSIM qui seront embarquées dans l’habitacle.

Enfin, le confort de l’automobiliste est une des préoccupations des constructeurs. Pour toute la partie réglage (rétroviseurs, position du siège…), la reconnaissance faciale permettra d’identifier le conducteur et ses réglages se feront de manière automatique et instantanée.

A l’heure actuelle, 77% des automobilistes concèdent que la voiture connectée est un progrès en terme de sécurité et 83% considèrent que c’est également un progrès en terme de confort de conduite.

La reconnaissance faciale dans les voitures grâce à Safran

Safran et plus précisément sa filiale Morpho, leader sur le marché de la sécurité, se sont associés avec l’équipementier automobile Valeo afin d’intégrer aux voitures la reconnaissance faciale pour ainsi personnaliser le véhicule à chaque conducteur. Pour rappel, le français Safran est spécialisé dans la défense, l’aéronautique, la sécurité alors que Valeo est un équipementier qui fournit une grande partie des constructeurs automobiles mondiaux.

Ce vendredi 27 Mars 2015, Safran a diffusé les premiers résultats stratégiques du partenariat signé en Septembre 2013 entre les deux entreprises avec notamment l’intégration de la biométrie de par la reconnaissance du visage mise au point par Morpho. Cette filiale du groupe Safran bénéficie de produits de très haute performance et notamment de lecteurs biométriques équipant des lieux qui se doivent d’avoir le meilleur matériel pour une sécurité optimale comme des gouvernements, des administrations en charge de l’application de la loi et contrôle aux frontières, ou encore des entreprises qui souhaitent sécuriser leur site de manière efficace.

En ce qui concerne le partenariat, l’objectif est de réussir à mettre en place la reconnaissance du visage dans l’habitacle même du véhicule. Cette intégration n’a pas forcément comme but premier de contrôler l’accès et ainsi  s’assurer que le conducteur est bien le propriétaire de la voiture. Au delà de ça, la biométrie du visage permettrait au véhicule de s’adapter à chaque conducteur, c’est à dire que la voiture reconnaîtrait la personne au volant et ajusterait par conséquent toutes ses préférences personnelles comme la position du siège et du volant, le réglage des rétroviseurs, l’autoradio…Ce genre de procédé a été testé auparavant par l’équipementier KeyLemon qui avait créé un prototype composé de trois caméras : une qui fixait la route, une autre sur le visage du conducteur et une dernière sur la main droite. A partir de la, on pouvait analyser l’attitude générale du conducteur, constater si il était attentif et l’avertir en cas de danger proche par exemple.

Safran a également présenté l’utilisation de sa reconnaissance du visage pour authentifier un paiement et aussi le Morpho Argus qui permet d’identifier de manière instantanée une personne sur une vidéo.