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La petite carte verte va-t-elle utiliser les caractéristiques propres à chacun pour lutter contre la fraude sociale?

C’est en tout cas le sujet qui a été évoqué par nos sénateurs Français.

Aujourd’hui, la fraude sociale en France est un réel problème économique qui entraine plusieurs milliards d’euros de perte par an.

Nous ne serions pas les premiers en la matière puisque que nos voisins Belges ont déjà adopté la biométrie en jumelant la carte vitale avec la carte d’identité biométrique en une seule et même carte. Cela permet ainsi de vérifier l’identité de la personne à l’aide des empreintes digitales tout en s’assurant de manière certaine que la carte n’est pas usurpée.

A l’heure actuelle, cette proposition de loi a été rejetée, notamment à cause de son coût de mise en place (augmentation du prix de la carte). Mais peut-on se passer d’un investissement de plusieurs millions d’euros qui permettrait d’anéantir une fraude s’élevant à plusieurs milliards ? C’est la question que l’on peut se poser et qui est posée dans les instances politiques du pays.

Nos passeports sont déjà biométriques, et pourquoi pas notre carte vitale ?

Rappelons également que la France dispose de moyens forts à l’intérieur même de son territoire avec notamment la présence de la société IDEMIA, leader mondial sur le marché de la sécurité biométrique, qui propose des technologies biométriques novatrices comme le sans contact qu’offre leur lecteur MorphoWave Compact avec la capture en moins d’une seconde de vos quatre empreintes digitales à la volée.

Combien de fois avons nous déjà entendu parler d’une personne qui avait utilisé l’identité d’une autre pour pouvoir pirater un compte sur Internet par exemple ? Dans le futur il serait bon de trouver un moyen efficace de diminuer, voire de supprimer tous risques d’usurpation et ainsi avoir un niveau de sécurité optimal. Le moyen qui s’offre à nous aujourd’hui pour une identification sûre est l’exploitation des caractéristiques morphologiques propres à chaque individu, autrement dit la biométrie. Preuve en est de l’efficacité de cette technologie, l’étude réalisée par Bernadette Dorizzi, Directrice de la recherche à Télécom SudParis et spécialiste des facteurs biométriques, qui montre comment l’apport de système biométrique peut aider à différencier…des jumeaux monozygotes !

En effet, réussir à identifier à l’œil nu des jumeaux considérés comme identiques n’est pas une analyse des plus aisées. De ce fait, le reportage proposé par Bernadette Dorizzi nous montre qu’il est possible de différencier ces individus grâce à différents facteurs biométriques tels que la forme du visage, les empreintes digitales ou encore l’iris. En ce qui concerne le visage, elle explique que l’on peut différencier un jumeau d’un autre en mesurant les positions sur le visage du nez, des yeux, de la bouche et comparer ces indications avec les informations d’une autre personne stockée dans une base de données.

Autre élément de différenciation, les empreintes digitales. Même si ces dernières se forment dans le ventre de la mère, elles sont différentes pour deux jumeaux car les facteurs génétiques ne se forment pas de la même manière ni au même moment pour les deux fœtus. Ainsi, nous pouvons observer des différences et par conséquence identifier les jumeaux l’un par rapport à l’autre.

Enfin, le dernier élément de reconnaissance réside dans la subtilité de l’iris qui est à la fois visible de l’extérieur et dans un même temps caché derrière la cornée. En ce sens, de par cette observation, les textures de l’iris offrent des différences notables permettant une identification claire.

Malgré la ressemblance qu’il existe entre deux jumeaux, il est toutefois possible de les différencier grâce à l’exploitation de la biométrie qui s’impose donc comme un véritable atout pour l’amélioration des dispositifs sécuritaires et pour stopper les usurpations d’identité.